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Région Sahel Et Afrique De L’Ouest: Techniques De Maintien De La Fertilité Des Sols: Réactions Sahéliennes Face À La Crise Environnementale

Description: 

L’économie des pays ouest africains est fortement tributaire de l’état des ressources naturelles et de la variabilité climatique. Les changements climatiques sont à l’origine des évènements extrêmes (sécheresses, inondations) et de la dégradation des terres qui a affecté les capacités de résilience des systèmes écologiques, économiques et sociaux dans la sous-région.

Face à ces phénomènes récurrents et qui sévissent dans le Sahel depuis 1970, les Etats et les populations sahéliennes ont développé des techniques et des savoirs faires endogènes qui leur ont permis de s’adapter et de réduire leur vulnérabilité aux sécheresses et changements climatiques.

Le Comité Permanent Inter-états de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) est une organisation intergouvernementale créée en 1973, au lendemain des dramatiques épisodes de Sécheresse dans les pays sahéliens. Elle s’investit depuis dans la recherche de la sécurité alimentaire et la lutte contre la désertification au Sahel. De par son mandat, la production et la gestion de connaissances est une des principales missions du CILSS qui possède dans ce domaine de nombreuses expériences acquises notamment au travers de nombreux projets passés et en cours d’exécution avec le soutien financier de plusieurs partenaires (UE, USAID, Coopération française, WB, etc…).

Problem, challenge or context: 

Dans un contexte toujours marqué par une demande sans cesse croissante de ressources en nourriture, énergie domestique et de revenus, il s’avère indispensable de promouvoir et de soutenir la mise à l’échelle des bonnes pratiques de la fertilité des sols, de Gestion Durable des Terres, du changement climatique ou de la lutte contre la désertification. Le développement de ces techniques s’est accentué dans les années 1990 à 2010 sous l’impulsion : (i) de la participation accrue des acteurs (projets, ONG, organismes de développement, etc..) ; (ii) du développement de nouvelles techniques ou de techniques « redécouvertes » de la préservation du sol et de l’eau, etc

Key lessons learned: 

Ces aménagements constituent donc des moyens efficaces de s’adapter à des sécheresses ou à des pluies torrentielles plus fréquentes, tout en amortissant l’effet des chocs climatiques sur les productions céréalières ou fourragères. Pourtant, leur diffusion et leur adoption se heurtent encore à quelques barrières, notamment : (i) institutionnel ; (ii) technique; (ii) manque de financements structurants pour les petits producteurs.

Impacts and outcomes: 

Au Niger, en 2006, le CILSS a évalué à plus de 250 000 hectares la surface des terres initialement dégradées et récupérées pour usages agricole et pastorale. Au Burkina Faso, les techniques de conservation des eaux et des sols ont concerné environ 300 000 hectares. Selon des études du CILSS, sur un échantillon de 700 unités de production enquêtées, le taux d’adoption de ces techniques était de l’ordre de 53 %. Au Niger, les taux d’adoption ont été évalués à 68 % pour le zaï et 19 % pour les demi-lunes.

Ces techniques ont des impacts environnementaux et socio-économiques importants : atteinte de la sécurité alimentaire via l’augmentation des surfaces cultivables récupérées ainsi que des rendements agro-sylvo-pastoraux, réduction des défrichements de nouvelles terres (associés aux destructions d’habitats pour la faune et la flore) tout en restaurant le couvert végétal, contribution au remplissage des nappes phréatiques suite à une meilleure infiltration des eaux de pluie et augmentation de la production de matière sèche qui contribue à l’alimentation du cheptel.

Contact details: 
Djime Adoum, Permanent Interstates Committee
NBSAP step: 
Language: 
French
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